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jeudi 19 mai 2016

EGYPTAIR : Quelle sécurité à l'aéroport Charles de Gaulle ??? Cette immense volière, sorte de basse-cour géante n'est-elle pas gardée en partie par les renards terroristes ( article à suivre ) ???

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Un  avion disparait et le bon peuple se réveille en sursaut !!!!

Entre deux attentats , chacun met la tête dans le sable et le cul en l'air...et puis invariablement l'horreur revient!

Les plus hautes autorités de Police lancent des alertes en permanence et se heurtent aux politiques qui sont au pouvoir ; ces derniers minimisent la situation, ne prennent pas les dispositions de sécurité adaptées...
Posons les vraies questions et entre autres , celles à propos de la sécurité à Roissy CDG qui ne vaudrait pas un pet , cf enquête sur ses dysfonctionnements à venir sur ce blog...

L' aéroport Charles De Gaulle, cette immense volière , basse-cour géante n'est-elle pas gardée en partie par les renards terroristes ( article à suivre ) ???

mercredi 18 mai 2016

Montebourg au Mont-Beuvray le 16 Mai 2016 ou la politique en toc!!!

 
 Voyez-bien l'homme à côté de Montebourg avec sa casquette et son bâton : c'est Jean-François Martin, l'éleveur de bovins du Morvan qui va mourir...

J'ai parlé de lui à plusieurs reprises dans mon blog :

http://saintdenislabauneump.blogspot.fr/2015/06/ces-derniers-agriculteurs-bien-francais.html


 http://saintdenislabauneump.blogspot.fr/2015/09/jean-francois-martin-na-jamais-vu-la.html

http://saintdenislabauneump.blogspot.fr/2015/10/nicolas-dupont-aignan-avec-jean.html

 Seule une journaliste de Libération , Noémie Rousseau, présente au Mont-Beuvray lundi dernier parle de ce scandale: http://www.liberation.fr/france/2016/05/16/avec-montebourg-au-mont-beuvray-c-est-bien-beau-mais-comment-on-fait-maintenant_1452998 
extrait :"Le parking se remplit. Marinière et bâton de marche, c’est visiblement le dress code de la journée. Un pépé à casquette et bottes en caoutchouc observe, stoïque, l’agitation. De Montebourg, il s’en fiche. Son cheptel de 200 vaches a été «dérobé et abattu» par l’administration française à cause de la fièvre aphteuse. «Six ans qu’il vit sans le sou», dit-il. L’homme qui récite de tête les pièces de son dossier en roulant les «r», a écrit à son député, le frondeur Christian Paul. Mais voilà, «personne ne peut rien». Il est venu «pour voir la politique». Et il a vu. «C’est du toc», «de la bricole»."

Il faut nommer à nouveau les acteurs de la "politique de la bricole et du toc" qui ont jusqu'ici fait semblant de se pencher au chevet de JF Martin ou qui ont simplement refusé de s'y interesser :
- pour Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan candidat à la présidence de la République (sic !), flanqué de Maxime Thiébaut et de Michèle Boucomont  comme" représentants" de la Nièvre pour D.L.F...
-pour le PS et affidés : Arnaud Montebourg, candidat à la présidence de la République (sic!) flanqué du député PS de la Nièvre Christian Paul mais il faut aussi citer Patrice Joly président PS  du conseil départemental de la Nièvre ou même Guy Cloix maire de Villapourçon...

A l'heure où je vous parle, qui se souvient  de Jean-François Martin parmi le public présent au Beuvray lundi 16 mai 2016 ? Un public bien pauvre en vrais morvandiaux comme Jean-François , un public constitué de journalistes à la quête de bons mots, de courtisans parisiens portant nouée autour du cou la marinière de leur chef après avoir porté le keffieh d'Arafat pendant des années comme tout bon "post-soixante-huitard"....Changement d'époque, uniforme presque semblable...troublant de sottise et de suivisme !!!

Et JF Martin ? Et bien , il est retourné chez lui à quelques kilomètres du Beuvray en repensant à cette petite ascension faite par de tous petits hommes...Il a quitté ses bottes en caoutchouc pour remettre ses chaussures trouées...et ses chaussettes dont l'extrémité est protégée par des bandes velpeau  ( mais oui!!!).
Après une collation ( il s'alimente presque exclusivement de lait ), il s'est remis sur ses dossiers et continuera de se battre jusqu'à son dernier souffle pour obtenir gain de cause, c'est à dire simplement le droit de vivre avec des moyens d'existence dignes!!!


didier Labaune


vendredi 6 mai 2016

DIEN BIEN PHU , IL Y A 62 ANS ...IL EST TEMPS DE DONNER LE BATON DE MARECHAL A MARCEL BIGEARD !!!

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 https://www.youtube.com/watch?v=pE_7kbwIbJY

http://ripostelaique.com/guerre-arrive-faudra-heros-bigeard-etait.html

LES CHEVALIERS DU TEMPLE N'AURAIENT PAS ETE MECONTENTS DE SAUTER SUR JERUSALEM COMME NOUS ALLIONS LE FAIRE SUR DIEN BIEN PHU"* !
A quelques jours du printemps 1954, alors que tout était joué,  Bigeard , nommé lieutenant-colonel à la tête de son merveilleux 6ème bataillon de parachutistes coloniaux, a sauté sur Dien Bien Phu...Lui mieux que quiconque savait que , sauf un miracle, ce serait un aller simple!
Il l'a fait avec enthousiasme, avec ce "m'en fous la mort" dans l'attitude qui  galvanisait ses hommes.
Le 7 mai 1954, il y a 62 ans,lors de la chute de Dien Bien Phu, ce chevalier parachutiste, ce moine guerrier partait en captivité avec plus de 11000 camarades dont pratiquement 3 sur 4 ne reviendront jamais...
Pourquoi parler de lui plutôt qu'un autre ?
Bigeard, l'as de la contre-guerilla développée par lui en Algérie est le précurseur et modèle d'une méthode de combat appliquée par les américains en Afghanistan et bientôt dans l'héxagone!!!
L'imprévoyance et la lâcheté de nombre de nos dirigeants va mener notre pays à une guerre civile à laquelle va se superposer une guerre de civilisation...qui ne sera pas économe en vies humaines !

Offrir la distinction de Maréchal à Bigeard sera juste mais pas seulement : cela sera une réparation.... Souvenons-nous de sa disparition il y a déjà 6 ans : l'inculte Président Sarkozy, croyant ménager un certain électorat, n'était ni à ses funérailles le 21.06.10, ni à l'hommage rendu aux Invalides le lendemain! Mieux, alors que les cendres de "Bruno" ( son indicatif) Bigeard étaient promises aux Invalides, Sarkozy...encore lui... sous la pression des intellectuels auto-proclamés et de la presse putride, véritable vérole journalistique, a retardé suffisamment les choses pour que cela ne se fasse pas...laissant ainsi son successeur prendre une molle décision.Les cendres de Bigeard sont à Fréjus...bien loin de Dien Bien Phu où il aurait souhaité rejoindre, enfin, ses hommes !

Derrière quels chefs de guerre nos jeunes paras se présenteront-ils à la porte de l'avion pour sauter dans l'inconnu mortel ? Hollande ? Sarkozy ? Marine Le Pen et son "page" Philippot en tenue camouflée ? Dupont-Aignan ou Mélenchon peut-être ? Que de refus de saut et de pantalons souillés en perspective !!! 
 Il nous faudra des héros...il nous faudra des modèles ...Le général Bigard en est un...

signé: Didier Labaune, né le 12.01.56 volontaire en 2016 :" être en première ligne au plus près du feu lorsque cela va se déclencher...même si je dois être parmi les premiers à tomber...Ce serait un honneur...simplement !"


* citation partielle de Marcel Bigeard extraite de "la guerre d'Indochine 1945-1954" de Philippe Héduy

samedi 30 avril 2016

C'est obscène...Stéphane PEU, candidat aux prochaines législatives : l'artisan du ghetto de "Saint-Denistan" m'aura sur son chemin !!!


Je rappellerai le parcours de cet individu, véritable chancre  de la ville tout au long de l'année à venir...

Premier rappel d'un des nombreux scandales révélés dans mon blog à propos du tandem PEU BRAOUEZEC....:
dimanche 3 février 2013

59, 61, rue Charles –Michels : CIMETIERE POUR LES UNS, MILLIONS D’EUROS POUR LES AUTRES, POCHES VIDES POUR LES DIONYSIENS + LEGION D’HONNEUR POUR PEU !!!

Ce sujet était à l’ordre du jour du Conseil Municipal le 31.01.13, rapport n° 14 et s’intitulait «  cession des lots de copropriété situés 59/61 rue Charles Michels à Saint-Denis à la société Histoire et Patrimoine… »
Historique : cet immeuble de 1878 logeait autrefois le personnel de l’usine Coignet.
En 1994, la commune de Saint-Denis rachète 40 parmi les 72 lots et, ne protégeant pas ces biens, ceux-ci commencent à être squattés.
En 2001, après avoir découragé les derniers copropriétaires et acquis l’ensemble des logements, les élus irresponsables, à la tête desquels S.PEU, en charge du logement, ne protègent toujours pas le site et abandonnent l’immeuble aux squatteurs (encouragés par des éléments appartenant à des associations para-municipales subventionnées par la ville !!!).
Le drame qui suivra : incendie et mort de plusieurs personnes, conséquence logique et habituelle à Saint-Denis…sera à mettre directement sur le « compte » Braouezec, Paillard, Peu…et leur équipe béate !!!
Aujourd’hui, du fait  de cette équipe, ce bien (commun à tous les dionysiens), faute d’avoir été protégé « en bon père de famille », a vu sa valeur réduite à néant…
Enfin, aboutissement désormais habituel à Saint-Denis, cet immeuble est vendu à bas prix à une société qui en tirera le meilleur…pour elle…
Mon analyse : cette méthode, maintes fois dénoncée par moi, c’est la « méthode Braouezec »
(voir et revoir parmi cent autres, l’exemple du 15 rue Taittinger et le drame humain de la famille Diamomba) .
Méthode Braouezec :
Repérer une copropriété qui « bat de l’aile »
La commune de Saint-Denis achète un ou plusieurs logements, les laissent en déshérence et permet ( !) ainsi qu’ils soient squattés.
La commune reloge en hlm les squatteurs (qui passent en tête des listes d’attente), laisse dans la misère les copropriétaires qui paient les crédits d’un bien qui se dévalorise à vitesse « grand V ».
La copropriété ne vaut alors plus rien et les derniers copropriétaires cèdent leur bien à la commune pour rien…
Enfin, cerise sur le gâteau et aboutissement fôôôôrmidable de la démarche : la commune cède le bien pour une somme symbolique à une entreprise florissante (et pour cause) sans réel appel d’offre et permet ainsi, après travaux, de faire la plus-value très importante qui aurait du revenir, pour une grande partie, aux dionysiens !!!
Que fallait-il faire ? Une fois le désastre accompli et le rachat effectué par la ville, il n’y avait pas urgence à vendre ! En protégeant périmétriquement le bien, les responsables de la commune de Saint-Denis avaient tout le temps de chercher un acheteur et envisager une négociation avec ce dernier permettant que le fruit et le bénéfice de cette réhabilitation (environ 4,5 millions d’euros) se fasse au profit des dionysiens !!!
En Conseil Municipal ce 31 janvier, Monsieur Peu, adjoint au logement à Saint-Denis, s’est déclaré fier de porter ce projet…
C’est l’oubli collectif, l’indifférence (pas de public au conseil !!!), l’incurie de C.DUFLOT (de sottises) qui valent à S.Peu la légion d’honneur, devenue « médaille en chocolat » qui déshonore la France…
Légion d’Honneur  pour S Peu , poches vides pour les dionysiens spoliés…et cimetière pour les malheureux, carbonisés dans cette tragédie…
Enfin, notez dionysiens, que SEULS Xavier Ducos-Fonfrède et moi-même nous sommes opposés à ce projet jeudi dernier…les « socialistes de Mr Sali » ont voté pour !!!
Didier Labaune, vrai conseiller municipal à Saint-Denis
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vendredi 29 avril 2016

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT....DEBOUT !!!

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Pas facile pour moi de donner un titre aussi prestigieux que « Voyage au bout de la nuit » , meilleur ouvrage contemporain de « Ferdine » Céline à une manifestation aussi médiocre…autorisée par une préfecture et un gouvernement qui n’osent pas dire « NON » ?!
Les manifestants, pour la plupart caucasiens « bien de cheu nous » sont un exemple de faiblesse de notre démocratie mourante….Des "blancs" bien nourris qui sont manipulés par l’extrême gauche qui n’a qu’une idée en tête : leur disparition…. Tous ces zigotos ne sont que des futures ( ce soir !?!?) targets pour les AK 47 tapies dans l’ombre entre les mains des « pépites » (couvées par la gauche et tolérées par une droite lâche) à qui l’on cède tout depuis la fin de la guerre d’Algérie, au nom d'une repentance qui n'est qu'un cancer pour la Nation Française !!!
Il y a 3 semaines , alors que les faits les plus graves ne s'étaient pas déroulés à Paris comme en province (centaines de policiers blessés, dégâts matériels par dizaines de millions d'euros) , j'écrivais dans Riposte Laïque : "Ces gens violent l’état d'urgence : ils caillassent les policiers , utilisant les méthodes de lapidation des pays qu’ils affectionnent, et dont ils veulent que les populations viennent remplir notre pays et le ventre de vos filles chers lecteurs..Ils cassent les commerces, les bagnoles, mettent le feu et assaillent un commissariat…. Résultat ? Quelques gardes à vue !!! Ce soir, devant le peu de sanctions, ils tueront des policiers????
rappel : dans le cadre de l’état d’urgence , assaillir un commissariat de police ou des policiers implique dans un pays « normal » des répliques à balles réelles !!! "

jeudi 28 avril 2016

LE ROLE INSANE DU GENERAL DE GAULLE DANS LA GENESE DE LA SEINE SAINT DENIS !!!


Le principal allié des communistes des années 60 dans nos villes aujourd'hui sinistrées en Seine-Saint-Denis, c'est.....de Gaulle!!
Le devoir de mémoire, c'est cela aussi..
Pour être plus précis  sur la "Genèse" de l'Ile de France, il faut rappeler et rabâcher que c'est de Gaulle* qui , loin d'être le brillant personnage que l'on voudrait ,après avoir laissé massacrer les partisans de la France en Algérie le jour du "cessez le feu", a eu l'idée de morceler le département de la Seine pour créer un pare-feu limitant l'extension des communistes afin que l'ensemble de la Seine ne soit pas infesté : il leur a créé et abandonné la Seine-Saint-Denis !!!
Le reste est ensuite conséquence : les communistes ET les socialistes, dans la complaisance et soumission de la droite locale ont vérolé le 93 et en ont fait un Etat du Tiers-Monde , le plus éloigné de notre civilisation de culture chrétienne.. L'Etat français a injecté des sommes astronomiques dans le 93 pour en faire la République de copains-coquins, premier foyer de guerre civile en France, que vous avez sous les yeux  et que le monde entier nous envie !!!


http://saintdenislabauneump.blogspot.fr/


*  près de 1000 morts le  5 juillet 62 sont à mettre directement sur son compte, que dis-je sur son âme , l'armée laissant faire sur ordre de de Gaulle !!! Ses fils spirituels feront-ils mieux dans les temps sombres qui ont commencé ???

RAPPEL :DEUX CAUSES DE LA PERTE DE ROME : les romains n'avaient pas compris la théorie du grand remplacement...et l'empire a disparu!!!

Lorsque la domination de Rome était bornée dans l’Italie, la République pouvait facilement subsister. Tout soldat était également citoyen : chaque consul levait une armée, et d’autres citoyens allaient à la guerre sous celui qui succédait. Le nombre des troupes n’étant pas excessif, on avait attention à ne recevoir dans la milice que des gens qui eussent assez de bien pour avoir intérêt à la conservation de la ville[1]. Enfin, le Sénat voyait de près la conduite des généraux et leur ôtait la pensée de rien faire contre leur devoir.
Mais, lorsque les légions passèrent les Alpes et la mer, les gens de guerre, qu’on était obligé de laisser pendant plusieurs campagnes dans les pays que l’on soumettait, perdirent peu à peu l’esprit de citoyens, et les généraux, qui disposèrent des armées et des royaumes, sentirent leur force et ne purent plus obéir.
Les soldats commencèrent donc à ne reconnaître que leur général, à fonder sur lui toutes leurs espérances, et à voir de plus loin la ville. Ce ne furent plus les soldats de la République, mais de Sylla, de Marius, de Pompée, de César. Rome ne put plus savoir si celui qui était à la tête d’une armée, dans une province, était son général ou son ennemi.
Tandis que le peuple de Rome ne fut corrompu que par ses tribuns, à qui il ne pouvait accorder que sa puissance même, le Sénat put aisément se défendre, parce qu’il agissait constamment, au lieu que la populace passait sans cesse de l’extrémité de la fougue à l’extrémité de la faiblesse. Mais, quand le peuple put donner à ses favoris une formidable autorité au-dehors, toute la sagesse du Sénat devint inutile, et la République fut perdue.
Ce qui fait que les États libres durent moins que les autres, c’est que les malheurs et les succès qui leur arrivent leur font presque toujours perdre la liberté, au lieu que les succès et les malheurs d’un État où le peuple est soumis confirment également sa servitude. Une république sage ne doit rien hasarder qui l’expose à la bonne ou à la mauvaise fortune : le seul bien auquel elle doit aspirer, c’est à la perpétuité de son État.
Si la grandeur de l’Empire perdit la République, la grandeur de la ville ne la perdit pas moins.
Rome avait soumis tout l’univers avec le secours des peuples d’Italie, auxquels elle avait donné en différents temps divers privilèges[2] : la plupart de ces peuples ne s’étaient pas d’abord fort souciés du droit de bourgeoisie chez les Romains, et quelques-uns aimèrent mieux garder leurs usages[3]. Mais, lorsque ce droit fut celui de la souveraineté universelle, qu’on ne fut rien dans le monde si l’on n’était citoyen romain, et qu’avec ce titre on était tout, les peuples d’Italie résolurent de périr ou d’être romains. Ne pouvant en venir à bout par leurs brigues et par leurs prières, ils prirent la voie des armes : ils se révoltèrent dans tout ce côté qui regarde la Mer Ionienne ; les autres alliés allaient les suivre[4]. Rome, obligée de combattre contre ceux qui étaient, pour ainsi dire, les mains avec lesquelles elle enchaînait l’univers, était perdue ; elle allait être réduite à ses murailles : elle accorda ce droit tant désiré aux alliés qui n’avaient pas encore cessé d’être fidèles[5] ; et peu à peu elle l’accorda à tous.
Pour lors, Rome ne fut plus cette ville dont le peuple n’avait eu qu’un même esprit, un même amour pour la liberté, une même haine pour la tyrannie, où cette jalousie du pouvoir du Sénat et des prérogatives des grands, toujours mêlée de respect, n’était qu’un amour de l’égalité. Les peuples d’Italie étant devenus ses citoyens, chaque ville y apporta son génie, ses intérêts particuliers et sa dépendance de quelque grand protecteur[6]. La ville, déchirée, ne forma plus un tout ensemble, et, comme on n’en était citoyen que par une espèce de fiction, qu’on n’avait plus les mêmes magistrats, les mêmes murailles, les mêmes dieux, les mêmes temples, les mêmes sépultures, on ne vit plus Rome des mêmes yeux, on n’eut plus le même amour pour la patrie, et les sentiments romains ne furent plus.
Les ambitieux firent venir à Rome des villes et des nations entières pour troubler les suffrages ou se les faire donner ; les assemblées furent de véritables conjurations ; on appela comices une troupe de quelques séditieux ; l’autorité du peuple, ses lois, lui-même, devinrent des choses chimériques, et l’anarchie fut telle qu’on ne put plus savoir si le peuple avait fait une ordonnance, ou s’il ne l’avait point faite[7].
On n’entend parler dans les auteurs que des divisions qui perdirent Rome. Mais on ne voit pas que ces divisions y étaient nécessaires, qu’elles y avaient toujours été, et qu’elles y devaient toujours être. Ce fut uniquement la grandeur de la République qui fit le mal, et qui changea en guerres civiles les tumultes populaires. Il fallait bien qu’il y eût à Rome des divisions, et ces guerriers si fiers, si audacieux, si terribles au-dehors, ne pouvaient pas être bien modérés au-dedans. Demander, dans un État libre, des gens hardis dans la guerre et timides dans la paix, c’est vouloir des choses impossibles, et, pour règle générale, toutes les fois qu’on verra tout le monde tranquille dans un État qui se donne le nom de république, on peut être assuré que la liberté n’y est pas.
Ce qu’on appelle union dans un corps politique est une chose très équivoque : la vraie est une union d’harmonie, qui fait que toutes les parties, quelque opposées qu’elles nous paraissent, concourent au bien général de la société, comme des dissonances dans la musique concourent à l’accord total. Il peut y avoir de l’union dans un État où l’on ne croit voir que du trouble, c’est-à-dire une harmonie d’où résulte le bonheur, qui seul est la vraie paix. Il en est comme des parties de cet univers, éternellement liées par l’action des unes et la réaction des autres.
Mais, dans l’accord du despotisme asiatique, c’est-à-dire de tout gouvernement qui n’est pas modéré, il y a toujours une division réelle : le laboureur, l’homme de guerre, le négociant, le magistrat, le noble, ne sont joints que parce que les uns oppriment les autres sans résistance, et, si l’on y voit de l’union, ce ne sont pas des citoyens qui sont unis, mais des corps morts, ensevelis les uns auprès des autres.
Il est vrai que les lois de Rome devinrent impuissantes pour gouverner la République. Mais c’est une chose qu’on a vue toujours, que de bonnes lois, qui ont fait qu’une petite république devient grande, lui deviennent à charge lorsqu’elle s’est agrandie, parce qu’elles étaient telles que leur effet naturel était de faire un grand peuple, et non pas de le gouverner.
Il y a bien de la différence entre les lois bonnes et les lois convenables, celles qui font qu’un peuple se rend maître des autres, et celles qui maintiennent sa puissance lorsqu’il l’a acquise.
II y a à présent dans le monde une république que presque personne ne connaît[8], et qui, dans le secret et dans le silence, augmente ses forces chaque jour. Il est certain que, si elle parvient jamais à l’état de grandeur où sa sagesse la destine, elle changera nécessairement ses lois, et ce ne sera point l’ouvrage d’un législateur, mais celui de la corruption même.
Rome était faite pour s’agrandir, et ses lois étaient admirables pour cela[9]. Aussi, dans quelque gouvernement qu’elle ait été, sous le pouvoir des rois, dans l’aristocratie ou dans l’État populaire, elle n’a jamais cessé de faire des entreprises qui demandaient de la conduite, et y a réussi. Elle ne s’est pas trouvée plus sage que tous les autres États de la terre en un jour, mais continuellement ; elle a soutenu une petite, une médiocre, une grande fortune, avec la même supériorité, et n’a point eu de prospérités dont elle n’ait profité, ni de malheurs dont elle ne se soit servie.  
Elle perdit sa liberté parce qu’elle acheva trop tôt son ouvrage[10].

[1] Les affranchis et ceux qu’on appelait capite censi, parce que, ayant très peu de bien, ils n’étaient taxés que pour leur tête, ne furent point d’abord enrôlés dans la milice de terre, excepté dans les cas pressants. Servius Tullius les avait mis dans la sixième classe, et on ne prenait des soldats que dans les cinq premières. Mais Marius, partant contre Jugurtha, enrôla indifféremment tout le monde. « Milites scribere, dit Salluste, non more majorum, neque classibus, sed uti cujusque libido erat, capite censos plerosque. » (De Bello jugurth.) Remarquez que, dans la division par tribus, ceux qui étaient dans les quatre tribus de la ville étaient à peu près les mêmes que ceux qui, dans la division par centuries, étaient dans la sixième classe, [M].
[2] Jus latii, jus italicum, [M].
[3] Les Èques disaient dans leurs assemblées : « Ceux qui ont pu choisir ont préféré leurs lois au droit de la cité romaine, qui a été une peine nécessaire pour ceux qui n’ont pu s’en défendre. » (Tite-Live, livre IX, chapitre XLV), [M].
[4] Les Asculans, les Marses, les Vestins, les Marrucins, les Férentans, les Hirpins, les Pompéians, les Vénusiens, les Japyges, les Lucaniens, les Samnites, et autres. (Appien, De la Guerre civile, Livre I), [M].
[5] Les Toscans, les Ombriens, les Latins. Cela porta quelques peuples à se soumettre ; et comme on les fit aussi citoyens, d’autres posèrent encore les armes ; et enfin il ne resta que les Samnites, qui furent exterminés, [M].
[6] Qu’on s’imagine cette tête monstrueuse des peuples d’Italie, qui, par le suffrage de chaque homme, conduisait le reste du monde !,[M].
[7] Voyez les Lettres de Cicéron à Atticus, livre IV, lett. XVIII., [M].
[8] Le canton de Berne, [M].
[9] Note supprimée : Il y a des gens qui ont regardé le gouvernement de Rome comme vicieux, parce qu’il était un mélange de la monarchie, de l’aristocratie et de l’état populaire ; mais la perfection d’un gouvernement ne consiste pas à se rapporter à une des espèces de police qui se trouvent dans les livres des politiques, mais à répondre aux vues que tout législateur doit avoir, qui sont la grandeur d’un peuple ou sa félicité. Le gouvernement de Lacédémone n’êtait-il pas aussi composé des trois ? (Édition de 1734.)
[10] On pourrait ajouter aux causes de la ruine de Rome beaucoup d’incidents particuliers. Les rigueurs des créanciers sur leurs débiteurs ont excité de grandes et de fréquentes révoltes. La prodigieuse quantité de gladiateurs et d’esclaves dont Rome et l’Italie étaient surchargées a causé d’effroyables violences, et même des guerres sanglantes. Rome, épuisée par tant de guerres civiles et étrangères, se fit tant de nouveaux citoyens, ou par brigue, ou par raison, qu’à peine pouvait-elle se reconnaître elle-même parmi tant d’étrangers qu’elle avait naturalisés. Le sénat se remplissait de barbares ; le sang romain se mêlait ; l’amour de la patrie, par lequel Rome s’était élevée au-dessus de tous les peuples du monde, n’était pas naturel à ces citoyens venus de dehors ; et les autres se gâtaient par le mélange. Les partialités se multipliaient avec cette prodigieuse multiplicité de citoyens nouveaux ; et les esprits turbulents y trouvaient de nouveaux moyens de brouiller et d’entreprendre.
Cependant le nombre des pauvres s’augmentait sans fin par le luxe, par les débauches et par la fainéantise qui s’introduisait. Ceux qui se voyaient ruinés n’avaient de ressource que dans les séditions, et en tout cas se souciaient peu que tout pérît avec eux : les grands ambitieux et les misérables qui n’ont rien à perdre aiment toujours le changement. Ces deux genres de citoyens prévalaient dans Rome ; et l’état mitoyen, qui seul tient tout en balance dans les états populaires, étant le plus faible, il fallait que la république tombât. (Bossuet, Discours sur l’histoire universelle, troisième partie, ch. VII 
 
http://ugo.bratelli.free.fr/Montesquieu/Chapitre09.htm