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jeudi 19 mars 2009

A SAINT-DENIS, ON TIRE SUR L’ECOLE DE LA REPUBLIQUE JULES GUESDE :

Voir lettre du président du Conseil des Parents d'Elèves de Jules Guesde destinée au maire de Saint-Denis et au conseil municipal sur www.saintdenisgare.com

Exemple de ce que j’ai déjà défini dans ce blog comme étant un « évènement dramatiquement prévisible » : mardi 17 mars 2009, des individus ont tiré sur l’école Jules Guesde . Les balles proviennent, d’après les services de police, de la rue Fontaine.

Comment le commissaire divisionnaire Bobrowska va-t-il considérer cela ? Dans le jsd n° 777, il affirme sur 5 colonnes qu’il n’y a pas de zones de non droit à Saint-Denis !!! (voir à ce sujet ma lettre à la ministre de l’intérieur le 06 Mars 2009 dans ce blog ).

J’ai contacté fin 2008 la directrice de cette école comme les responsables de 50 autres établissements à Saint-Denis (suite au problème de sécurité à l’école Jules Vallès). Je n’ai eu aucun retour de la part des responsables d’établissements malgré, m’a t-on dit depuis, de nombreux incidents signalés par des parents…Ont-ils enfin perçu l’infirmité de nos élus municipaux majoritaires sur tout ce qui touche à la sécurité ?

Il est peut-être temps pour nombre d’entre vous de mettre de côté votre pseudo et de vous mettre en rapport avec moi sur le mail de mon blog.

mardi 17 mars 2009

Accident après match Lille-Lyon le 07/03/09 (suite)

Monsieur Pépy Président de la SNCF ne doit pas être réellement étonné de la présence de piétons sur les voies ferrées surtout en sortie de la Gare du Nord et jusqu’à la gare de Saint-Denis :

- les tags que chaque voyageur peut voir tout le long du trajet depuis au moins 20 ans sont régulièrement réactualisés, même dans les endroits les plus improbables….


- des campements de caravanes sont disposés au sein même du domaine SNCF à différents endroits le long de ce trajet. Aujourd’hui, mardi 17 mars 2009, des enfants de 6 à 10 ans (non scolarisés ?) ont été vus, sur les voies ferrées par des passagers de trains empruntant ce parcours !!!
Ces enfants qui « habitent » au milieu de ce qu’il est convenu d’appeler le nœud ferroviaire de la Chapelle empruntent des « raccourcis » pour aller, par exemple, à Saint-Ouen. Cela explique qu’en certains endroits l’on scie le pêne des portillons de sécurité, voire que l’on supprime tout ou partie des grillages protégeant le public des voies…

Je suis persuadé que cette situation n’existe pas partout en France mais à Saint-Denis, elle est bien réelle….

Ce bref document, largement diffusé, est d’évidence une invitation, pour tous les organismes ou administrations concernés à agir dans les plus brefs délais.

**** FLASH ****

CA CHAUFFE A PLAINE COMMUNE HABITAT, PAUVRE PLANETE !!!

Voilà un organisme où les cadres et élus (nombreux) ne peuvent pas dire deux phrases sans parler de « HQE - haute qualité environnementale, problématique d’environnement, économies d’énergie, maîtrise de budget »….(non exhaustif) .
Des mots, des mots loin de l’image que donne, par exemple, l’accueil des locaux de Plaine Commune Habitat, boulevard Jules Guesde. Doté d’une très grande hauteur sous-plafond (donc grand volume), ce local est surchauffé chaque hiver grâce ou à cause d’une climatisation à l’entrée + radiateurs à convecteurs (le modèle bien « énergivore ») + chauffage portatif… [voir photos].
On imagine facilement les factures d’électricité qui arrivent à cette adresse : voilà une belle vitrine du savoir-faire, de la clairvoyance de celui qui gère les lieux : Stéphane Peu, Président de Plaine Commune Habitat, adjoint au maire de Saint Denis, etc.…


**** FLASH ****

PROBLEME DE DEFINITION? OU SOUCI DE MINIMISATION?

Rappel de définition pour zone de non droit : quartier, secteur, territoire où le pouvoir n’est pas en mesure de faire respecter la loi.

Rappel de l’affirmation du commissaire divisionnaire Bobrowska en charge de la Police à Saint-Denis (jsd n° 777) : « les zones de non droit n’existent pas, pas plus à Saint-Denis qu’ailleurs. »
Qu’en pense aujourd’hui, par exemple et en attendant une actualité plus dramatiquement prévisible, son homologue des Mureaux, dont 10 fonctionnaires de Police, pris dans un guet-apens (!!!) ont été blessés par arme à feu (!!!)?

**** FLASH ****

UNE HIRONDELLE ANNONCE LE PRINTEMPS:

Avant la mise en place des premiers vélos en "libre-service" à Saint-Denis, des vélib's sont déjà "visibles" dans nos rues et dans quel état...comme sur cette photo prise à la Plaine-Saint-Denis, avenue du Président Wilson, il y a quelques jours.

mardi 10 mars 2009

Accident du RER B: l'insécurité toujours...

Suite à l'accident de samedi dernier à l'issue du match Lille-Lyon au Stade de France, je publie ici la lettre de Claire O'Petit, Conseillère Munipale Modem de Saint-Denis au Ministre de l'Intérieur ainsi que ma réaction à ce courrier.


Saint Denis, le 09 Mars 2009
Madame ALLIOT-MARIE
Ministre de l’Intérieur
Place Beauvau
Paris 75008


Objet : accident du RER à Saint-Denis


Madame le Ministre,
Le terrible accident survenu le samedi 7 mars à la sortie du Stade de France met en évidence les problématiques des stationnements des cars de supporters.
Nous nous adressons à vous car depuis 1998 après la coupe du monde les dispositions de sécurité ne sont plus respectées.
Quand Monsieur BALLADUR a décidé de l’érection du stade pour la ville de Saint-Denis, la question du stationnement des voitures comme des autocars a fait l’objet de nombreux débats.
Il a été décidé par les divers élus de l’époque de favoriser les déplacements en transport en commun, ce qui a permis à la ville de Saint-Denis de bénéficier des infrastructures de la ligne B et D du RER et de ne construire aucun parking extérieur de l’enceinte du stade.
Les autocars devaient se rendre directement dans les parkings du parc exposition de Villepinte. Il nous avaient été assuré à l’époque qu’il en serait ainsi pour toutes les manifestations futures se produisant au stade de France. Ainsi, tout supporter venant au stade par car, se voyait remettre dans le même temps un ticket de RER lui permettant de rejoindre son car stationné à Villepinte.
Malheureusement cette procédure qui a apporté toutes satisfactions en 98 n’a pas duré. Malgré de nombreuse interventions depuis 10 ans des élus MoDem lors des divers Conseils Municipaux, et des courriers aux différents préfets de la Seine Saint-Denis où nous demandons le rétablissement de l’interdiction de stationnement des autocars dans notre ville et leurs environs, rien n’y a fait.
Aucune ville ne peut accepter que ses administrés soient contraints dés 5 heures du matin de libérer les rues de leur voiture pour permettre à plus de 300 autocars de stationner. La plupart de nos rues sont étroites ce qui oblige à se garer sur les trottoirs et mettre en danger les piétons.
Les Dionysiens comme les supporters méritent plus de considérations, nous nous adressons à vous pour que vous rétablissiez les mesures qui ont prouvé leur efficacité en 1998, soient rétablies celles-ci assurent la sécurité et le bien être des Dionysiens.

Je vous prie d’agréer, Madame le Ministre, en l’assurance de mes salutations les plus respectueuses.

Claire O’PETIT
Conseiller Municipal



Claire,
Ta lettre est très juste, elle m'évite d'écrire au Ministre de l'Intérieur deux fois dans la même semaine...

Sur ce sujet comme sur d'autres, l'irresponsabilité pathologique des élus majoritaires des précédentes mandatures (comme de l'actuelle), la non prise en compte de l'opposition mènent à des tragédies.
Sachant cela, l'Etat, et c'était le sens de ma lettre du 06/03/09, doit apporter des solutions d'exception avant que de nouveaux drames ne surviennent à Saint-Denis, sur les voies de chemin de fer mais aussi dans nos rues et nos commerces. Ton courrier figurera dans mon blog.
Cordialement
Didier Labaune

vendredi 6 mars 2009

VIDEO PROTECTION DANS LES RUES DE SAINT DENIS : A CHACUN SES OBLIGATIONS

Copie de la lettre envoyée ce jour vendredi 06 mars 2009 au Ministre de l’Intérieur.


Madame la Ministre,

Je reviens avec insistance sur ma lettre du 07 novembre 2008.
L’Etat, et ce n’est pas nouveau, propose un financement pour moitié dans un projet d’installation de vidéo-protection à Saint-Denis, à la condition que la municipalité soit d’accord, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, ceci au nom de la libre administration des villes.
Ce problème, annoncé comme insoluble pour l’instant permet à la majorité municipale d’enfoncer le clou en occultant totalement la sécurité du budget de la ville voté le 12 février 2009…
Cette irresponsabilité, je l’ai dénoncée à de nombreuses reprises jusqu’au plus haut niveau de l’Etat…
J’ai bien pris connaissance des efforts consentis par le gouvernement ces derniers mois en Seine-Saint-Denis. J’observe que les résultats sont plus visibles au niveau des statistiques du ministère de l’intérieur que dans nos rues dionysiennes. Les mesures qui doivent être prises, je le dis une nouvelle fois, doivent intégrer l’absence totale de discernement de la part de l’équipe du maire, D. Paillard sur le sujet…Je dis clairement que Saint-Denis est maltraitée par ceux qui, au plus près d’elle, devraient la protéger…Elle doit bénéficier de la tutelle exceptionnelle de l’Etat : cela permettra, notamment, d’installer sans délai une vidéo-protection.

Par ailleurs, j’ai lu dans le journal local (jsd n°777 du 18 février 2009), en gros sur cinq colonnes, quelques mots attribués au commissaire divisionnaire Bobrowska : « les zones de non droit, ça n’existe pas, pas plus à Saint-Denis qu’ailleurs ».
Madame la Ministre, au lendemain d’un vote du budget 2009 où l’insécurité, sans cesse minimisée n’est pas prise en compte par la majorité municipale, voilà un signal fort qui tend à donner raison à ceux qui « dirigent » la ville.
Est-il besoin de rappeler encore et encore que Saint-Denis détient, et de loin, le record de criminalité en France ? Comment Monsieur Bobrowska peut-il ignorer où se trouvent les zones de non droit que des milliers de dionysiens connaissent ? Monsieur le commissaire divisionnaire Bobrowska avait-il conscience d’alimenter la propagande locale en disant cela ?
Savait-il la peine, l’immense déception, la détresse, la colère, le dégoût qu’il inspirerait aux victimes et aux dionysiens qui aspirent à vivre normalement, paisiblement, avec leurs enfants…

Je me tiens à votre disposition et vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes sentiments respectueux.


Didier Labaune, conseiller municipal UMP de Saint-Denis.