mercredi 9 décembre 2015

Le préfet de la Seine Saint Denis, Mr Galli: "notre conviction, c'est qu'on aura de moins en moins de gens qui iront en Syrie et de plus en plus de gens localement, qui pourront être actionnés de l'extérieur" et s'appuyer sur des réseaux délinquants installés dans le département.

Ils sont trop occupés à vous tromper sous l'autorité de leurs sponsors, fossoyeurs du 93.

La désinformation, le mensonge, l'occultation d'informations font de nos médias locaux de véritables nuisibles inféodés à l'ennemi intérieur de la France.

C'est pourquoi, il faut lire Ouest France pour avoir des nouvelles de notre ville de Saint-Denis et de notre département de la Seine Saint Denis.

Didier Labaune


La Seine-Saint-Denis, soupçonnée d'être une planque pour djihadistes

Attentats à Paris - 04 Décembre
  • Des perquisitions, menées en Seine-Saint-Denis dans le cadre de l'état d'urgence, font craindre à la France que le département ne soit une base arrière pour djihadistes. Des perquisitions, menées en Seine-Saint-Denis dans le cadre de l'état d'urgence, font craindre à la France que le département ne soit une base arrière pour djihadistes. | Infographie Ouest-France

Des perquisitions, menées en Seine-Saint-Denis dans le cadre de l'état d'urgence, font craindre à la France que le département ne soit une base arrière pour djihadistes.

Le préfet de Seine-Saint-Denis a annoncé ce vendredi que les perquisitions menées dans le département, justifiées par l'état d'urgence pour trouver des armes, font redouter à l'État qu'il ne serve de base arrière aux jihadistes.
Pour autant, le bilan de ces 84 perquisitions, menées dans 69 logements, 12 entreprises (de la « zone ouverte » de l'aéroport de Roissy) et dans une mosquée d'Aubervilliers, est maigre : 12 armes, dont une kalachnikov, ont été saisies, ainsi que des centaines de cartouches, un kilo d'explosifs, de la drogue et 35 000 euros en liquide.  « Elles vont se poursuivre mais l'effet de surprise ne jouera plus », a expliqué ce vendredi le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, lors d'une conférence de presse.

 Des actions menées de l'extérieur

« Notre conviction », a affirmé le préfet, « c'est qu'on aura de moins en moins de gens qui iront en Syrie et de plus en plus de gens localement, qui pourront être actionnés de l'extérieur » et s'appuyer sur des réseaux délinquants installés dans le département.
Ces perquisitions ont visé en priorité des personnes soupçonnées de pouvoir fournir une aide logistique à des jihadistes, comme des « trafiquants d'armes de guerre » ou des responsables d'associations cultuelles gérant de grosses sommes d'argent, a ajouté le préfet.  « Comme on sait, il y a beaucoup d'armes qui circulent dans le 93, en lien avec le trafic de stupéfiants, et qui peuvent tomber entre de mauvaises mains. On a perquisitionné par exemple un ressortissant des pays de l'Est qui vendait de tout : des armes, des détonateurs, des explosifs », a-t-il détaillé.

20 gardes à vue, trois détentions provisoires

Autre exemple : « chez un imam salafiste on a trouvé beaucoup d'argent liquide, il devra s'expliquer. Est-ce un simple sujet fiscal, de soustraction ou de non-déclaration ? Ou est-ce que cet argent peut servir à financer des voyages vers la Turquie, des locations de véhicules ? » s'est interrogé le représentant de l'État.  Sur le plan judiciaire, les perquisitions administratives ont donné lieu à 20 gardes à vue, 15 déferrements, trois placements en détention provisoire et trois rappels à la loi.
En outre, vingt personnes ont été assignées à résidence dans le département. « On est en train de revisiter ces assignations pour voir si elles sont justifiées », a indiqué M. Galli.  Enfin, le préfet a souligné qu'à la différence de la période qui a suivi les attentats de janvier, il y avait eu « très peu de réactions de soutien » à ceux de novembre dans le département.