Beaucoup de parents étaient là, les responsables de plusieurs écoles, le sous-préfet Dubaut, le commissaire Cabon , Florence Haye, adjointe au maire de Saint-Denis …150 personnes environ.
Le commissaire Cabon (adjoint de monsieur Bobrowska, commissaire divisionnaire ) a rappelé les circonstances de cet évènement grave en évoquant l’efficacité de ses services dans ce cas précis. Plus généralement il a insisté sur le fait que les moyens matériels et humains qui lui étaient confiés étaient utilisés de façon optimum en donnant des exemples d’« affaires » importantes liées au trafic de drogue résolues ces derniers mois.
Madame Haye adjointe au maire chargée de la sécurité a dit textuellement : « la sécurité n’est pas de la compétence de la ville » !!! Tout était dit…
Trois moments importants dans la soirée :
1- Le commissaire Cabon a clairement dit que pour plus d’efficacité aux procès concernant des faits en rapport avec la sécurité dans les écoles, il serait bon que l’Education Nationale se porte partie civile. Il a précisé que pour l’affaire des tirs de décembre dernier , ça n’a pas été le cas …Seule, la directrice de l’école, à titre personnel (!), comme simple citoyenne, a porté plainte. Au niveau de l’inspection académique : rien. Mieux encore : représentant l’Education Nationale hier, l’inspecteur de circonscription Monsieur Gaucher a indiqué qu’il était sur le point de faire remonter l’information à sa hiérarchie! Une fois de plus, il n’a pas porté plainte 6 jours après les faits !!!
2- Le sous-préfet Monsieur Dubaut, dans des termes choisis, a rappelé que la sécurité doit être une coproduction entre Police Nationale et Municipalité (Police Municipale et aménagements de la ville).
Il n’a pas été jusqu’à dire, et c’est dommage, que les 20 policiers municipaux (dont seulement 8 dans la rue) sont notoirement insuffisants et que la vidéo-protection faisait partie des aménagements indispensables.
3- Les parents d’élèves, exaspérés, ont rappelé ce que certains ignorent ou feignent d’ignorer à Saint-Denis au plus haut niveau de responsabilités dans la ville: la rue du Corbillon est le siège de trafics de drogue, de prostitution (si, si), de désordres nombreux et rappelons nous, il n’y a pas si longtemps, d’un homicide.
Les tirs des derniers jours constituent le trop plein inacceptable…
Aucun des parents n’est reparti satisfait ou rassuré par ce qui a été dit mais chacun sait où se trouvent les solutions et les responsabilités (ou irresponsabilités).