Il y a un an aujourd’hui, le 24/10/08, disparaissait Thérèse Thorigny, 102 ans, demeurant rue Catulienne, à côté du supermarché de la drogue (ancienne pizzeria « chez RAF »), lâchement assassinée pour 30 euros ! J’écrivais au député communiste de la deuxième circonscription, P. Braouezec le 30/10/08 :
« Elle avait 102 ans, Louise Thorigny est décédée des suites de ses blessures le 24/10/08. Il s'agit d'un assassinat. Mr Braouezec, vous avez trouvé des explications, des excuses à beaucoup d'actes de violence depuis des dizaines d'années, vous avez refusé à Saint-Denis tous les dispositifs [qualifiés par vous de liberticides] concernant l'implantation d'une police municipale digne de ce nom ou l'installation d'une vidéo surveillance. L’équipe municipale actuelle continue votre "oeuvre" en la caricaturant un peu plus encore....Je me demande simplement dans quelle catégorie, selon vos critères, vous allez classer cet assassinat: évènement culturel ...ou expression artistique??? »
Aujourd’hui, 24/10/09, l’assassin n’a toujours pas été identifié. Dommage : Braouezec aurait certainement utilisé son nom de famille pour une nouvelle rue de Saint-Denis !!!
A la suite de différents échanges avec le Président de la République et le préfet de la Seine-Saint-Denis (cf courriers dans ce blog tout au long de cette année), c’est avec impatience que je me prépare à ce rendez-vous.
Le premier point abordé sera évidemment la sécurité. La prise en compte par l’État de ce que j’assène depuis des années concernant Saint-Denis met encore plus en évidence l’insupportable inaction de la municipalité « animée » par Paillard, toujours hostile à la vidéo-protection et une police municipale en effectif suffisant. Le préfet l’a rappelé le 09/10/09 (mon courrier à son attention du 25/09/09 et sa réponse le 09/10/09 en annexe) : « S’agissant de la mise en place de la vidéo-protection, aucun moyen ne me permet de me substituer au maire de Saint-Denis, ce dernier se devant d’en assurer la maitrise d’ouvrage. Toutefois, l’État ne pourrait que financer en priorité un tel projet. »!!! L’irresponsabilité dont l’équipe Paillard fait preuve sur le sujet de l’insécurité peut être déclinée à propos de tous les autres sujets (Il conviendra, selon moi de mettre la ville sous tutelle). Mon propos reviendra entre autres sur l’inepte budget 2009 voté par la majorité municipale, sur l’affaire « centre cardiologique du nord » et le cadeau des 1 186 740 euros mais aussi sur la révision indispensable des listes électorales avant les prochains scrutins (non exhaustif). La colère gronde parmi la population dionysienne, elle doit devenir fronde, révolte et mener à « l’éradication politique définitive » du maire de Saint-Denis et de son équipe.C’est plus que jamais mon objectif.
Hôtel de ville de Saint-Denis A l’attention de Monsieur le Maire Didier PAILLARD 2 Place Victor Hugo 93200 Saint-Denis
Objet : Conseil municipal du 24/09/09
L.R.A.R
Monsieur le Maire,
Je reviens sur le conseil municipal d’hier. A la révolte croissante de l’opposition, vous répondez par la censure (compte-rendus tronqués, coupures de micro), l’opacité des dossiers que vous présentez et par l’insulte. 51 points étaient hier à l’ordre du jour et toujours pas un euro de la part de la ville pour améliorer la sécurité dans nos rues…Où va l’impôt ?
Ma colère exprimée hier est la même que celle des dionysiens : l’augmentation de la part de la commune dans les impôts locaux est proprement injustifiée et scandaleuse. Malgré tout, une fois la colère apaisée, je vais payer (comme je le fais depuis 1978 et ma famille depuis cinq générations à Saint-Denis) les impôts locaux et les dionysiens aussi. Payer l’impôt permet d’avoir des exigences vis-à-vis de vous : la contrepartie de l’impôt payé, c’est que vous respectiez cet argent qui ne vous appartient pas. Ce n’est pas le cas.
C’est pourquoi, sur ce sujet comme sur la sécurité de la ville, l’État doit être particulièrement attentif et au besoin vous mettre sous tutelle, comme tout irresponsable… C’était le sens d’une de mes interventions dans ce conseil municipal du 24/09/09, c’est l’objet de la lettre que j’adresse au préfet de la Seine-Saint-Denis aujourd’hui même (avec copie du présent courrier).
Le 1er septembre 2009, reprenant modestement le chemin qui n’a pas dévié depuis mon élection, j’ai demandé par écrit au maire D. Paillard que la vidéosurveillance (largement prise en charge par l’Etat) et l’augmentation significative des effectifs de Police municipale soient à l’ordre du jour du conseil municipal du 24.09.09. Aujourd’hui 23.09.09, nous constatons que 51 points ( !!!) sont à l’ordre du jour et pasun ne concerne le sujet principal qui pourrit notre ville : l’insécurité (Saint-Denis est pourtant première au hit-parade loin devant ses suivants…) Je rappelle, encore, que l’amélioration de la sécurité à Saint-Denis ne peut avoir lieu que dans le cadre d’une coproduction entre l’Etat et la ville : il doit y avoir addition des moyens de l’Etat et des moyens de la ville. L’Etat prend des engagements : Grand Paris de la police (cf. mon courrier du 26.07.09), police SNCF renforcée, UTEQ…Il faudra en suivre attentivement les effets positifs sur le terrain. Le maire de Saint-Denis et son entourage (suivant en cela leur chef de file et maître à penser P. Braouezec) persistent et signent : ils n’ont pas été élus pour cela ! La sécurité n’intéresse pas leurs électeurs ! D. Paillard l’a rappelé dans les médias il y a quelques jours. Pas un centime dans la vidéosurveillance, pas un policier municipal de plus (effectif total 24, dans la rue 3 ou 4) et surtout pas question d’autoriser l’Etat à installer des caméras dans les quartiers ou rues les plus sensibles de notre ville ! Il est plus que jamais nécessaire de rappeler à quel point la propagande municipale de ces derniers jours (à raison de 5 millions d’euros par an) bat son plein et tente maladroitement de tromper la population, tant dans les tracts émis que dans la « démagogie participative » * qu’elle continue de pratiquer dans les démarches quartiers. Dionysiens : l’Etat ne vous ignore pas mais le maire de Saint-Denis vous méprise. Le député de la deuxième circonscription Braouezec est l’instigateur de cette idéologie nauséabonde où la police serait toujours suspecte et l’agresseur, le voleur, le tueur seraient toujours excusables. Il déclarait, il y a quelques jours être candidat aux prochaines élections régionales, comme si la pestilence de sa politique avait vraiment besoin d’être répandue dans toute la région ! La sécurité de notre ville tient à peu de choses : la disparition de la scène politique de Paillard-Braouezec avant la fin de leur mandat. Pour cela, vous, dionysiens, devez simplement leur pourrir l’existence autant qu’ils pourrissent la vôtre !
Vous pouvez compter sur moi pour vous aider dans cette démarche !
*démagogie participative : démocratie participative à la sauce Braouezec-Paillard : repérer les éléments qui tentent de s’opposer à eux, les approcher, convertir et tromper ceux qui sont « manoeuvrables » et les intégrer à leur équipe sans frais…
Il est parfois nécessaire de reprendre d’anciens comptes-rendus de conseils municipaux et articles de journaux. Cela permet de mesurer le travail des membres de l’opposition municipale et surtout cela permet de ne pas se laisser « enfariner » par l’écrasante et écœurante propagande locale orchestrée par Messieurs Paillard et Braouezec avec les 5 millions-an de communication de la ville, que vous population de Saint-Denis, leur donnez. Florence Haye, maire adjointe chargée de la sécurité (oups !), avec la complicité grassement subventionnée du JSD affirme dans ce « journal » aujourd’hui : « Nous avons décidé la mise en place, à titre expérimental, et dès le printemps prochain de médiateurs de nuit dans les quartiers du centre et de la gare. Dix professionnels de la médiation interviendront pour une meilleure tranquillité publique. » De qui se moque-t-elle ? En février, lors du vote du budget 2009, je m’étais insurgé, au même titre que la quasi-totalité de l’opposition contre cette mesurette. Une meilleure observation et un peu de mémoire nous permet de voir (cf. article du parisien du 19/06/09 à lire ci-joint) que les vingt médiateurs prévus initialement sont aujourd’hui passés à dix et que leur mise en place prévue au dernier trimestre 2009 devient « expérimentale à partir du printemps prochain ». Une fois le printemps 2010 arrivé, que va-t-on inventer pour perdre une année de plus, pour ne rien faire ? Moi j’appelle ça irrespect et provocation.
Lettre à Didier Paillard, éternel redoublant sur le sujet de la sécurité.
Didier Labaune Saint-Denis, le 1er septembre 2009 Conseiller Municipal UMP de Saint-Denis
À l’attention de Didier Paillard Hôtel de Ville 2 place Victor Hugo 93200 SAINT-DENIS
Monsieur le Maire,
Depuis mon élection au conseil municipal en 2008, je n’ai cessé d’alerter et de focaliser l’attention des plus hautes autorités de l’Etat sur la nécessité de renforcer les moyens concernant la sécurité de notre ville. (cf. mon blog : http://www.saintdenislabauneump.blogspot.com/)
Mes échanges avec le Ministre de l’Intérieur, le Préfet de Seine-Saint-Denis, ou plus récemment avec le chef de cabinet du Président de la République, me laissent penser que, dans mon rôle de conseiller municipal de Saint-Denis, je participe à la réflexion et à la mise en place (en cours et à venir) de moyens adaptés à notre ville.
Naturellement, à chaque fois que j’évoque l’insécurité à Saint-Denis, je dénonce l’indigence incompréhensible dont vous, Monsieur le Maire, votre équipe et vos tristes prédécesseurs font ou ont pu faire preuve sur le sujet (toujours nié) depuis 30 ans. En refusant aux dionysiens vidéo surveillance (pourtant largement financée par l’Etat) et police municipale en effectif suffisant, vous détruisez par votre « défaut d’implication » ce que l’Etat met en œuvre par ailleurs. Alors qu’il est évident de dire que la sécurité dans la ville doit être une coproduction entre l’Etat et la municipalité, vous continuez à nier et à refuser votre rôle sans pouvoir éviter la responsabilité morale accablante qui est la vôtre quotidiennement vis-à-vis de chaque nouvelle victime de vol, agression, meurtre…
Le conseil municipal de rentrée a lieu le 24 septembre 2009. A un mois près, il correspond au premier anniversaire de la disparition (24 octobre 2008) de Thérèse Thorigny, 102 ans, décédée après 25 jours d’agonie suite à une ignoble agression sur le boulevard Jules Guesde. Symboliquement et solennellement, je demande, à nouveau, que la mise en place immédiate de la vidéo surveillance et une large augmentation des effectifs de la police municipale soient les deux sujets principaux à l’ordre du jour de ce conseil…
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, mes sincères salutations.